Donc je montais pour t'attendre là.
Ce prélude était pour moi
La partie un peu compliquée.
Que faire en t'attendant ?
J'ai toujours peur de déranger.
M'asseoir sur ton lit
Me semblait bien trop culotté.
Rester debout, statique
Ni naturel ni pratique.
Restait la chaise devant ton bureau
Où trainaient parfois de petits mots.
Ma visite n'est pas une inspection.
M'asseoir là… pas la solution !
Mais tu ne tardais jamais.
Et ma crainte de te voir arriver fâchée
Absolument infondée,
Une fois présente toi aussi,
Ta suggestion était toujours la même.
"On va au Chamaveau ?"
Qu'y faisait-on ?
Quasi rien.
Simplement être
Nous quatre ensemble.
Et… être bien.
Accueillis par des sourires,
Ni jouer ni courir,
Un peu ensemble nous parler.
Entendre comme seule voisine
Couler et murmurer la Sarine,
Doux bruissement apaisant.
Ajouter à nos vies
L'habitude de nos visites,
Comme un refrain qui ravit,
Comme un refrain qu'on revit.
Dans ces vieilles maisons qui y vit ?
N'y a-t-il aucun habitant,
Ni jeune, ni vieux ?
Certains volets toujours fermés,
Autant de maisons inhabitées ?
Mais cette énigme n'avait
Vraiment aucune importance.
Nous savions quelle même maison
Était notre destination.
Beaucoup de temps passa ensuite
Sans que j'oublie nos belles visites.
J'appris un jour que ton amie habitait
Toujours dans le coin.
Je la revis,
Toujours aussi charmante.
Le temps ne vous change pas
Quand on a des merveilles en soi.
Comme à cette lointaine époque
Tout simplement…
On bavarda.
Mais je dois dire ici
Que ce qui me donna
L'idée et l'envie de cette nouvelle visite.
C'est d'avoir constaté
En te revoyant toi
Combien ce nom était resté magique
Le Chamaveau !
Qu'y faisait-on ?
Quasi rien.
Simplement être
Nous quatre ensemble.
Et… être bien.
Accueillis par des sourires,
Ni jouer ni courir,
Un peu ensemble nous parler.
Entendre comme seule voisine
Couler et murmurer la Sarine,
Doux bruissement apaisant.
Ajouter à nos vies
L'habitude de nos visites,
Comme un refrain qui ravit.
Comme un refrain qu'on revit.
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